Le
port de Marans n'était primitivement fréquenté
que par des bateaux côtiers de 50 tonneaux environ.
Lors de l'un de ses voyages en 1588 HENRI IV écrivait : "
Cette rivière la Sèvre s'étend en deux bras
qui portent non seulement de grands bateaux, mais des navires de
50 tonneaux y arrivent ".
Les négociants de Marans étaient alors tous possesseurs
de chalands pour le transport de leurs marchandises entre leur magasins
et le Brault où les attendaient des navires de 400 à
500 tonneaux.
Les 15ème et 16ème siècles furent une époque
d'intense activité pour le Port de Marans ; les navires de
haute mer accédaient à Marans par le canal maritime.
C'était un lieu de trafic prépondérant où
étaient exportées toutes sortes de denrées
: céréales, fruits, légumes, volailles, ufs,
chaux, tuiles, etc.
A la même époque se développe également
le commerce avec l'étranger de produits exotiques tels que
les épices. Les principales importations étaient le
charbon d'Angleterre, et, par la suite les bois du Nord.
Les coqs de
combats asiatiques accompagnant les équipages des bateaux
furent relâchés sur le port et furent ainsi à
l'origine de croisements avec les souches locales qui, au fil des
années firent connaître " la MARANS " (voir
rubrique la Marans sur ce même site).
A la révolution, le port continue à être le
poumon de la ville qui vit de ses multiples retombées
Le port exporte des grains jusqu'au début des années
1970, mais la construction des silos de la Pallice et la limitation
de la jauge des navires entrant à Marans condamne cette activité.
Il ne reste plus que l'importation du bois du Nord jusque dans les
années 90.
Le port de Marans à vocation commerciale autrefois est devenu
aujourd'hui Port de Plaisance.
Le 25 septembre 1986 la Ville de Marans sollicite du Département
la concession des ouvrages et installations portuaires. Depuis elle
a fait divers aménagements et continue à le faire
afin de développer la Plaisance.
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